François Lambert psychotherapeute - salon de Provence

L'objectif

Après avoir écouté votre problème, ce qui est le plus difficile pour vous en ce moment, je vous demande (ou vous aide à formuler) votre objectif :

    • Pour être sûr que votre attente corresponde au champ de mes compétences ;
    • Pour que je puisse vous faire une proposition de travail et de modalités qui incluent mes outils, ma déontologie (règles et devoirs), mes limites, mes responsabilités et les vôtres.

J’attache une grande importance au cadre de notre collaboration. C’est une protection pour vous et pour moi. Le cadre est l’élément le plus important et incontournable de l’alliance (relation patient – psychothérapeute) dont la qualité garantit plus de la moitié des chances d’atteindre votre objectif ou au moins de constater une évolution favorable de votre problématique. Par exemple, si vous n’aviez pas confiance en moi, en mes capacités, en la neutralité de mon jugement ou en mes connaissances, vous retiendriez certaines informations importantes. Mon diagnostic serait alors incomplet dans le meilleur des cas, parfois complètement faussé, le choix des techniques (basé sur le diagnostic) serait inadapté à vos besoins et vous perdriez votre temps, votre argent et beaucoup trop d’énergie.


L’objectif visé doit ensuite être clair, réaliste, et ne dépendre que de vous, je me permets d’insister sur ces trois points pour de nombreuses raisons :

    • D’abord, l’objectif, qui peut évoluer, reste constamment présent au cours des entretiens, ce qui nous évite de perdre du temps avec des éléments trop éloignés de la finalité attendue et nous permet aussi d’atténuer les ruminations qui vous fatiguent inutilement.
    • Encore, je suis souvent amené à « recadrer » l’objectif attendu dans le domaine affectif, notamment pour vous faire comprendre que vous n’avez de pouvoir que sur vous-même en ce domaine (les champs professionnels et parentaux relèvent d’autres particularités).
    • Ensuite, ces trois conditions d’objectif (clair, réaliste, et ne dépendant que de vous) ont pour fonction d’atténuer l’angoisse et le stress, de vous aider à trouver vos erreurs, à prendre vos responsabilités dans la conscience que vous ne le faisiez pas exprès (atténuation souvent incontournable d’une culpabilité inutile et rigidifiante). Cela vous donne ensuite la sensation de retrouver un pouvoir sur votre vie car vous découvrez de nouvelles choses à apprendre qui pourront améliorer votre quotidien. La visée sera toujours de renforcer votre autonomie.
    • Enfin, la clarté de cet objectif nous permet de revenir régulièrement, au cours de nos entretiens, sur des « indicateurs de progrès » le concernant.
      Le « meilleur » retour d’autrui devient alors un indicateur de progrès du rapport à vous-même, et donc à autrui, ne serait-ce que dans votre manière de communiquer. Cette évolution du rapport à vous-même vous amène à faire passer des messages verbaux et non verbaux (85% du message) différents, qui entraînent donc des retours différents.Vous avez ensuite l’impression que les autres ont changé, que le monde a changé car vous vous sentez moins agressé(e), vos perceptions ont évolué, mais le changement vient de vous, de certaines peurs apaisées et des apprentissages que vous avez effectués.