François Lambert psychotherapeute - salon de Provence

Ethique et résultats

Mon éthique - Ethique du client - Indicateurs de progrès - Prévention


MON ETHIQUE (quelques principes moraux)

Je ne suis pas médecin et il m’est strictement interdit de me positionner sur le terrain médical. Je n’ai donc pas d’avis à donner concernant tout diagnostic médical, prise de psychotropes ou de toute autre médication. Le « champ médical » n’est pas mon territoire.

Mes consultations de psychothérapie ne doivent en aucun cas interférer avec l’exercice médical ni se substituer à tout diagnostic et traitements médicaux. Tout ressenti d’apparition de symptômes, d’aggravation d’une maladie ou question relative à la modification d’un traitement doit relever d’un diagnostic et d’un avis médical.
Les deux terrains n’ont pas à être confondus mais sont, à mon sens, très complémentaires.

Ainsi :
Il peut m’arriver, ponctuellement, d’être amené à vous aider à verbaliser l’expression de certaines somatisations, dans la mesure où la médecine n’aurait trouvé aucune lésion organique associée.

Il peut m’arriver aussi de vous accompagner lors de :

    • la diminution ou l’arrêt de certaines médications, décidée par vous-même et votre médecin ;
    • difficultés à accepter et gérer certaines maladies et leur traitement, en vous aidant à trouver des ressources ;
    • stress et appréhensions liés à la perspective de consultations spécifiques (dentisterie, oncologie…).

Bien entendu, le soutien que je peux parfois apporter en complémentarité de la médecine ne représente qu’une partie de mon activité, principalement orientée vers des demandes de soutien à la résolution rapide et autonome de conflits intrapsychiques.

Par ailleurs, je ne peux aucunement être garant quant à l’atteinte de vos objectifs, ce serait une promesse de « résolution magique de problèmes personnels » et ce serait profiter de votre souffrance psychique pour vous rendre « dépendants » de moi. Ce serait aller à l’encontre de l’éthique vis-à-vis de vos droits fondamentaux : le droit à la liberté de décision, au libre-arbitre. La personne qui souffre est fragile, il est très aisé de la manipuler par des « croyances », flatteries ou « promesses » qui rassurent, infantilisent et rendent dépendants. Je ne peux, de fait, répondre d’une obligation de résultat, je suis assujetti à une obligation de moyens : outils thérapeutiques et déontologie.

Tout autant, je ne peux m’approprier vos progrès, réussites, guérisons ou autre libérations qui ne relèvent que du fruit de votre propre travail, de votre parcours et de nombreuses personnes « ressources » que vous aurez pu solliciter au cours de votre évolution.

Encore, je n’ai pas le droit de critiquer, juger ou ne serait-ce qu’évaluer les autres professions liées à l’accompagnement d’êtres humains. J’adresse particulièrement ce message aux personnes qui, sans mauvaise intention bien sûr, ont pu me tenir le propos d’enfin évoluer rapidement depuis qu’elles travaillent avec moi, en comparaison à des années précédantes de psychanalyse ou de travail avec un psychologue ou un psychiatre. Le fait est, pour moi, que ce travail précédant leur a permis de se centrer, de respecter leurs ressentis, d’acquérir une meilleure autonomie, d’accueillir et évacuer – à leur rythme – des traumatismes refoulés et tant d’autres travaux pour eux-mêmes qui nécessitaient des outils et compétences adaptés à ce dont elles avaient besoin à ce moment là. Il serait mégalomaniaque et pervers de ma part de placer les outils que j’ai choisis au dessus des autres. Ils sont simplement différents et me conviennent, au même titre qu’ils peuvent vous convenir si vous le ressentez comme tel. La comparaison avec autrui, en termes de résultats potentiels, n’a pas lieu d’être, et encore moins les notions de concurrence. Le fait est qu’il existe de nombreuses possibilités d’accompagnement, à charges émotionnelles variables, et que le « thérapeute » doit correspondre à la personne accompagnée.

Ensuite, je ne suis pas omniscient, ni parfait, et je fais parfois des erreurs. J’ai assez travaillé sur moi-même pour être capable, la plupart du temps, de sentir lorsque je suis dans l’erreur en cours de consultation.

L’exercice de ma profession relève également du principe de neutralité, si précieux, à mon sens, dans l’échange thérapeutique. Cette neutralité implique une absence de jugement, de prise de pouvoir ou de manipulation de ma part.

Enfin, je suis tenu au secret professionnel, sauf en cas de « force majeure ». Par exemple, je suis tenu au « devoir d’alerte » lorsque j’apprends d’adolescents qu’ils se mettent dans des situations relevant du « danger grave et imminent » pour leur santé physique et/ou mentale. Je suis tenu « civilement » de respecter cette obligation légale sous peine de « non assistance à personne en danger ».

Je me positionne dans le champ des « psychothérapeutes », comme un professionnel de la communication interpersonnelle et du rapport à soi-même qui la sous-tend. Je ne suis pas psychiatre, psychologue, ni psychanalyste, qui sont des statuts bien spécifiques, et qui correspondent à des cursus particuliers. Mes propres formations et cinq années de supervision professionnelle me permettent de bien délimiter mon champ d’intervention.

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