François Lambert psychotherapeute - salon de Provence

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    l'hypnose ericksonienne

L’hypnose, ou état de « conscience modifiée », suscite de nombreux questionnements et génère de nombreuses croyances. Certaines attentes sont illusoires et découlent parfois même de dangereuses « promesses de guérison ». A ma connaissance, il existe deux formes d’hypnoses.

On distingue l’hypnose directive, qui déclenche un état de transe par la prise de pouvoir mental du thérapeute sur le patient. C’est notamment le cas des hypnoses de spectacle, analgésiques et anesthésiques. Le procédé consiste alors en une répétition d’injonctions autoritaires jusqu’à endormissement de la « conscience » du patient et l’instauration d’une forme d’assujettissement permettant une relative prise de pouvoir extérieure sur l’accès du sujet à ses sens. La pratique de cette première forme, somme toute très utile à certains usages médicaux, déclenche aussi une forme d’attente populaire illusoire, de pouvoir être « endormis » et se réveiller différents, soignés comme par magie de ses compulsions et peurs profondes, sans qu’il y ait de contribution consciente (remise en question personnelle) à apporter à ce processus de guérison. Or cette éventualité reste très rare, à ce jour. De plus, un suivi post-hypnotique s’avère très important et révèle souvent une forme de déplacement du problème, qui peut alors changer de mode d’expression jusqu’à parfois aggraver le rapport à d’autres domaines de vie.

L’hypnose ericksonienne est beaucoup plus permissive. Elle vise à « embrouiller » le conscient du patient, tout en lui laissant le pouvoir d’aménager, avec ses 5 sens, ce qu’il vit dans la transe (état de conscience entre la veille et le sommeil). La transe permettra au thérapeute de glisser de nombreux types de recadrages, que ce soit par des imbrications de métaphores ou par la médiatisation de parties intrapsychiques en conflit, tout en restant focalisé sur l’objectif réaliste et validé par le client. Cette deuxième forme est beaucoup plus douce que la première. Elle n’en reste pas moins très puissante lorsque les mécanismes du patient sont clairement connus du thérapeute. Le thérapeute ne va pas « commander » au patient de guérir mais plutôt l’accompagner, à la rencontre de ses incohérences, peurs, blocages… Toute suggestion thérapeutique relève alors de propositions que le client, toujours en pleine possession de ses moyens, est libre de refuser à tout moment. La communication avec le thérapeute reste possible, au cours de la transe, ne serait-ce que pour exprimer ses ressentis.

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